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Historique du Kenpô
Introduction
L’histoire du Kenpô reste très complexe et des plus difficile.
Chaques styles ou écrivain pensent à voir les connaissances exactes et toutes donnes des définitions différentes.
Pour ce résumé, nous nous sommes basé sur le livre de Patrick Lombardo “ Fragment d’une Histoire oubliée” , du livre de Monsieur Lalandre, et des recherches que nous avons mener. Nous ne prétendons pas posséder la vérité, mais nous pensons, nous être rapproché le plus possible de la réalité. Nous restons à votre entière disposition, si vous avez des éléments nouveaux à nous faire parvenir pour qui nous puissions nous approcher de la vérité.
Plus que tout autre art martial, le Kenpô n’est pas l’oeuvre d’un homme seul. Il a été forgé par des générations de maîtres et de disciples ; De l’île d’Okinawa à la France, en passant par les îles du Pacifique et les Etats-Unis, ils portèrent l’exigence d’efficacité à son plus haut point.
La voie du poing (traduction de l’idéogramme Ken-pô) est une école de combat totale. Le Kenpôka apprend à maîtriser les techniques de percussions mais aussi des saisies, des projections et des contrôles, contre un ou plusieurs adversaires, avec ou sans armes.
La primauté du combat sur les formes (kata) a toujours été , et reste aujourd’hui, la marque du Kenpô. Le Kenpôka n’est pas qu’un artiste martial effectuant une succession de techniques. C’est un combattant. Il s’engage totalement, jusqu’à la soumission de ses adversaires.
Le Kenpô serait apparu vers le XIV ème siècle sur l’île d’ Okinawa, qui dépend du Japon. Il s’est développé parallèlement à d’autres écoles de combats. Certaines d’entre elles allaient donner les styles de Karaté. Ces écoles vont coexister et s’influencer mutuellement jusqu’à l’orée du XX ème siècle. Elles vont alors prendre des directions séparées.
L’histoire du Kenpô est complexe. Une multitude d’écoles se réclament du Kenpô : Japonaises, Hawaïennes, Américaines et maintenant Française.
Contrairement à une opinion très répandue, le Kenpô et le Karaté ne sont pas issus de la Chine, mais ont été tout au long de leur création influencés par les Arts Martiaux chinois. Il existe en Chine, depuis plusieurs siècles, une méthode de combat à poings nus, appelée “Kempô (K’iuan-Fa)”. Cette méthode, utilisée par les moines et les militaires, permit de former de redoutables combattants. Elle est cependant différente de la discipline que nous pratiquons et n’a de commun que le nom.
L’art de combat chinois entre à Okinawa
L’Ile d’Okinawa, officiellement japonaise depuis 1895, est l’île Principale des Ryû-Kyû. C’est au XIVe siècle sous la direction de Satto (1353-1395) roi de Chûzan, qu’Okinawa établit des rapports privilégiés avec la dynastie chinoise Ming, inaugurant ainsi une nouvelle étape dans l’histoire de l’île.
L’empereur de Chine envoi une première délégation commerciale aux alentours de 1376 (selon un document chinois officiel). Le roi Satto noue donc, le premier, une relation de vassalité avec la Chine.
En 1392, à la demande du roi des Ryû-Kyû, Satto, un groupe de chinois s’installe dans le village de Kumé, dans la région de Naha. C’est ainsi que le Karaté et le Kenpô ne cessèrent de s’influencer mutuellement tout au long de leur développement, la plupart des grands maîtres de Karaté ou de Kenpô ne cessant d’associer ces deux termes pour désigner une méthode de boxe élaborée à Okinawa.
Qui sont ses grands maîtres ?
En 1922, Funakoshi Gichin (1869-1957), fondateur de l'école Shotokan, publie à Tokyo, son premier livre intitulé : Ryû-Kyû Kenpô : To-Te.
En 1926 ou 1927, Maître Motobu Chôki (1871-1944), fondateur de l’école Motobu Ryû ou Motobu-Ha-Koshô-Ryû-Kenpô, père du Kenpô moderne, publie son seul livre intitulé : Okinawa Kenpô Karaté-Jutsu.
Le Maître Mabuni Kenwa (1889-1952), fondateur de l’école Shitô-ryû, publie un livre intitulé : Goshin-Jutsu Karaté Kenpô (à noter que tous ces maîtres sont originaires d’Okinawa).
Malgré l’influence mutuelle tout au long de son développement, le Kenpô reste un art martial à part entière, que nous, pratiquants, enseignants, ne cessons de revendiquer et de défendre.
Le Kenpô est présent de par le monde, chaque branche possède une histoire qui lui est propre, mais toutes ont pour racine Okinawa, et se retrouvent sous la tutelle d’un Maître d’exception, Maître Motobu Chôki (1870-1944), dont la branche dénommer Kenpôkan fait partie.
Les débuts du Kenpô en France
On dit que le pionnier du Kenpô français est Patrick Lombardo. Pourtant le premier à avoir utilisé le terme Kenpô en France est M. LALANDRE lors de la déclaration au Journal Officiel pour son association, en 1974.
Moins d’un an après le maître Sotoki Ishizaka ouvre un dojo à Paris de Kenpô Kaï.
Mais Patrick Lombardo est considéré comme le pionnier du Kenpô français car sous son impulsion le Kenpô fut reconnu par une Fédération délégataire de pouvoir et permit à un grand nombre de pratiquant d’acquérir des ceintures noires officiels, des diplômes d’Instructeurs National et des diplômes d’Etats de Kenpô.
Il réussi à imposer d’une façon nouvelle notre art martial. Sous son autorité le Kenpô s’organisa avec la création d’une commission nationale en 1989, puis se fit connaître par des compétitions aux règles extrêmes, bien avant la vogue des Vale-Tudo et autres Ultimate Fighting Championship. P. L. forma et entraîna une grande partie des premiers cadres du Kenpô.
Le Kenpô français est né de la volonté d’hommes qui, insatisfaits des combats «à la touche» pratiqués en Karaté, cherchèrent un mode de compétitions plus réaliste. Ils ne le trouvèrent ni dans les différentes Boxes ou Karaté contact (qui excluent saisies et travail au sol), ni dans les Luttes ou le Judo (qui excluent les coups).
Dans le milieu des années 80 P.L. enseigne le Kenpô dans le sud de la France, dans la tradition exigeante des Maîtres de cet art dur et complet.
En 1990, une première compétition est organisée. De Coupes Régionales en Challenges Nationaux et Coupes de France, le Kenpô marqua le monde des arts martiaux : jamais on n’avait été aussi loin dans le réalisme et la libéralité.
Le Kenpô en France aujourd’hui
Après vingt ans d’existence, la C.N.K. peut s’enorgueillir d’avoir développer et fait connaître en France et en Europe un système de combat complet.
Un des points forts de la pratique du Kenpô c’est qu’ils n’existent pas de différences entre le Kenpô dit “traditionnels (martial)” et le Kenpô dit “Sportifs”. Même si la compétition n’est pas obligatoire, sa pratique est tout de même conseiller pour tester réellement ses connaissances, car lors d’une compétition avec ou sans protections, avec ou sans retenue lors de la réalisation des atémis et en présence d’arbitres, la compétition reste un des véritables tests. Même si, à l’entraînement les protections sont recommander pour éviter les blessure il est quand même souhaitable de travailler régulièrement sans protections, pour s’habituer à encaisser des véritables coup.
Lors d’une défense de soi, dans la rue par exemple, si l’on est pas habituer à une telles situation, l’on risque fort de se trouver démuni. De manière générale, le stress psychologique dut à une agression, fait perdre de manière générale plus de 50% de fonction à un pratiquant aguerrir.
Nous avons été accusé de pratiquer un art brutal, «un sport de sauvage» plus apparenté au combat de rue qu’a une recherche d’accomplissement de soi.
C’est oublier que si les règles de compétitions du Kenpô sont libérales, voire extrêmes, elles sont aussi très sécurisantes. Les combats s’effectuent à frappes réelles, sans protections. Les poings, les paumes, les coudes, les genoux, la tête, les tibias et les pieds martèlent l’adversaire jusqu’à sa mise hors de combat. Les saisies, les projections, les luxations et les strangulations doivent le pousser à l’abandon. Cependant tout n’est pas permis, loin sans faute : les coups au bas-ventre, aux articulations et à la colonne vertébrale sont prohibés; les coups au visage s’arrêtent quand les combattants sont au sol; certaines luxations ou projections dangereuses sont elles aussi interdites.
De plus par leur entraînement, les Kenpôkas sont durement préparés à ces compétitions. Aussi à chaque passage de grade, les élèves doivent passer des épreuves d’endurance combat. Ces épreuves priment sur la maîtrise technique de l’élève.
Le Kenpô est à ce titre un art martial unique. Il n’est pas figé dans des formes (kata) et combats pré arrangés. Il exige de ses pratiquants, outre un certain courage, une liberté et une adaptabilité constantes. La recherche de nouvelles techniques voir la création de nouvelles écoles sont encouragées, mais le message reste le même : réalité et efficacité.
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Commission Nationale de Kenpô - 2 rue Ronsard 75018 Paris. Tél : 06 03 70 53 14 - Fax : 01 42 57 11 67 - Email : contact@cnkenpo.com |
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